Questions fréquentes
Ce que montre GISFire, d'où viennent les données et comment les lire sans se tromper.
Où voir les incendies en cours en France ?
GISFire affiche sur une carte interactive les feux actifs détectés par satellite en France et dans le reste de l'Europe, dans les trois heures suivant leur acquisition. Chaque point correspond à une anomalie thermique relevée par la NASA. La carte est informative et ne constitue pas un outil d'alerte opérationnelle.
La carte couvre-t-elle le monde entier ?
Non. GISFire couvre l'Europe et le pourtour méditerranéen, soit une fenêtre allant de 25 degrés ouest à 45 degrés est en longitude et de 27 à 72 degrés nord en latitude. Les feux situés hors de cette zone, en Amérique ou en Asie par exemple, ne sont pas affichés.
D'où viennent les données ?
Les détections de feux proviennent du service NASA FIRMS, en temps quasi réel. Deux familles de capteurs sont utilisées : VIIRS à 375 mètres de résolution, embarqué sur Suomi-NPP, NOAA-20 et NOAA-21, et MODIS à 1 kilomètre, embarqué sur les satellites Terra et Aqua.
À quelle fréquence la carte est-elle mise à jour ?
Les données de GISFire sont rafraîchies toutes les 30 minutes. Il faut toutefois compter environ trois heures entre le passage du satellite au-dessus du feu et la publication de la détection par la NASA. Une détection affichée décrit donc une situation déjà vieille de quelques heures.
Pourquoi un feu dont parlent les médias n'apparaît-il pas sur la carte ?
Deux raisons se cumulent. Les satellites en orbite polaire ne survolent un même point que deux à quatre fois par jour : un feu peut démarrer entre deux passages. S'y ajoute une latence d'environ trois heures avant publication. Un incendie peut donc être connu des médias avant d'être visible.
Un point rouge signifie-t-il toujours un incendie ?
Non. Un point sur la carte est une anomalie thermique vue depuis l'espace, pas nécessairement un feu de forêt. Les torchères industrielles, les brûlages agricoles, les fours et les réverbérations solaires déclenchent aussi des détections. Le regroupement en événements écarte une partie de ces fausses alertes, sans les supprimer toutes.
Que signifie FRP ?
FRP est l'abréviation de Fire Radiative Power, ou puissance radiative du feu. Elle est exprimée en mégawatts et mesure l'énergie rayonnée par la combustion au moment du passage du satellite. C'est un indicateur d'intensité du feu, et non une mesure de la surface brûlée.
Quelle est la différence entre un pixel chaud et un événement ?
Un pixel chaud est une détection brute issue d'un capteur satellite. Un événement regroupe plusieurs pixels chauds proches dans l'espace et dans le temps, par un clustering DBSCAN : rayon de 2 500 mètres, minimum trois points, fenêtre glissante de 48 heures. L'événement donne une vision synthétique du foyer.
Pourquoi les vieux feux n'apparaissent-ils pas, sur GISFire ou sur FIRMS ?
Parce qu'un satellite ne voit pas une surface brûlée : il voit de la chaleur. Une détection signale un point qui rayonne au moment du passage du satellite. Dès que le front est passé et que le sol a refroidi, il n'y a plus rien à détecter, alors même que le terrain reste noir au sol pendant des mois. C'est vrai de FIRMS comme de tous les outils qui en dérivent, GISFire compris. Par défaut la carte montre les 12 dernières heures, pour dire ce qui brûle maintenant. Pour voir un incendie en entier, choisissez le mode « Tout 7 j » de la timeline : il empile une semaine complète de détections au lieu de les faire défiler, comme le bouton « 7 DAYS » de la NASA. L'étendue réellement brûlée, elle, relève de la cartographie officielle (Copernicus EMS, cicatrices Sentinel-2), publiée quelques jours plus tard.
Quelle est la précision des détections ?
La résolution au sol est de 375 mètres pour le capteur VIIRS et d'environ 1 kilomètre pour MODIS. Un pixel indique donc la présence d'un feu dans une zone de cette taille, sans en dessiner le contour. Les petits foyers et les feux sous couverture nuageuse peuvent échapper à la détection.
Comment suivre les Canadairs et les autres bombardiers d'eau ?
GISFire affiche les positions ADS-B des aéronefs de la Sécurité civile française qui diffusent leur signal, via adsb.lol. Les indicatifs permettent de les identifier : PELIC pour les Canadair CL-415, MILAN pour les Dash 8 Q400 MR, ABEL pour les Air Tractor AT-802 loués en renfort l'été, DRAGON pour les hélicoptères, BENGALE et MORANE pour la coordination et l'observation.
Pourquoi ne vois-je aucun avion la nuit ?
Les bombardiers d'eau de la Sécurité civile opèrent en vol à vue et ne travaillent que de jour : aucun appareil n'est donc visible la nuit. Les aéronefs militaires, qui ne diffusent généralement pas leur position ADS-B, n'apparaissent pas non plus, de jour comme de nuit.
Que montrent les couches fumées et vent ?
La couche fumées repose sur l'imagerie NASA GIBS VIIRS True Color à 250 mètres : une seule mosaïque par jour, publiée en début d'après-midi ; avant cette heure, c'est celle de la veille qui s'affiche. La couche vent utilise Open-Meteo et donne le vent à 10 mètres, prévu jusqu'à 48 heures.
Puis-je remonter dans le temps ?
Oui. GISFire conserve un historique de 30 jours de détections. Une timeline permet de rejouer l'activité des feux sur plusieurs amplitudes : 1 heure, 12 heures, 24 heures ou 7 jours. Un dernier mode, « Tout 7 j », empile une semaine entière de détections au lieu de les faire défiler : c'est celui qui montre l'étendue parcourue par un incendie.
Est-ce gratuit ?
Oui. GISFire est accessible gratuitement et sans création de compte : la carte, l'historique de 30 jours et les couches fumées, vent et suivi aérien sont disponibles directement dans le navigateur. Le service reste informatif et ne remplace pas les canaux officiels d'alerte et de secours.
Le détail des sources, de la méthodologie et des limites est réuni sur la page Crédits, sources & limites.
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