À propos de GISFire
Ce qu'est GISFire
GISFire est une carte interactive 3D des feux actifs en Europe et sur le pourtour méditerranéen, construite à partir des détections satellite NASA FIRMS (capteurs VIIRS et MODIS) et recalculée toutes les 30 minutes.
L'emprise couverte va de 25° de longitude ouest à 45° de longitude est, et de 27° à 72° de latitude nord : la péninsule Ibérique, la France, l'Italie, les Balkans, la Grèce, la Turquie, le Maghreb et le Levant, jusqu'à la Scandinavie.
Autour des détections de feu, la carte superpose plusieurs couches : les fumées (imagerie NASA GIBS, VIIRS True Color 250 m, une mosaïque par jour), le vent observé et prévu jusqu'à 48 h (Open-Meteo), et le suivi ADS-B des bombardiers d'eau de la Sécurité civile française via adsb.lol (Canadair CL-415, Dash 8 Q400 MR, Air Tractor AT-802, hélicoptères et appareils de coordination). L'historique est conservé 30 jours, et la timeline permet de rejouer les 12 dernières heures, 24 heures ou 7 jours. Le mode « Tout 7 j » empile au contraire une semaine entière de détections, pour voir l'étendue parcourue par un incendie plutôt que son front du moment.
À qui ça s'adresse
GISFire s'adresse à toute personne qui veut situer un feu et en comprendre le contexte : habitants et voyageurs qui cherchent à savoir ce qui brûle près d'eux, journalistes qui vérifient l'ampleur d'un incendie, forestiers, gestionnaires d'espaces naturels, chercheurs, ou simples curieux de la saison des feux.
Concrètement, la carte sert à repérer les foyers actifs sur une région, à suivre leur évolution sur plusieurs jours grâce à la timeline, à voir où part la fumée en croisant les panaches et le vent, et à observer l'engagement des moyens aériens quand ils émettent en ADS-B.
D'où viennent les données
Les détections de feux actifs proviennent de NASA FIRMS, en temps quasi réel. Deux familles de capteurs sont utilisées : VIIRS (résolution 375 m), embarqué sur les satellites Suomi-NPP, NOAA-20 et NOAA-21, et MODIS (résolution 1 km), embarqué sur Terra et Aqua.
Il s'écoule environ 3 heures entre l'acquisition satellite et la publication des détections. GISFire interroge FIRMS et recalcule la carte toutes les 30 minutes, ce qui ne raccourcit pas cette latence : la donnée la plus fraîche affichée a déjà quelques heures.
Les détections brutes, appelées pixels chauds, sont ensuite agrégées en événements par un clustering DBSCAN (rayon 2 500 m, minimum 3 points, fenêtre glissante de 48 h). Un événement regroupe donc les détections successives d'un même foyer, ce qui évite de compter plusieurs fois le même incendie. Le détail des sources et de la méthode figure sur la page crédits et limites.
Les calques, et ce qu'ils valent
Quatre calques s'ajoutent aux détections. Deux sont des observations, deux sont des calculs, et la carte ne les présente pas de la même façon. Le détail compte : une mesure se discute, un modèle s'interprète.
Moyens aériens et activité de largage
Les positions des bombardiers viennent de l'ADS-B public. Les largages, eux, ne sont annoncés par personne : ils sont déduits du profil de vol — une descente, un palier bas, une remontée. Au ras des pins l'appareil passe même sous l'horizon des récepteurs, et c'est ce silence qui trahit le largage.
Le produit largué n'est pas diffusé non plus : il se déduit du type d'appareil. Canadair et Air Tractor pour l'eau, Dash 8 et A400M pour le retardant. La distinction n'est pas cosmétique : l'eau tombe sur les flammes, le retardant est posé en avant du front, sur la ligne d'arrêt visée. Une zone rose dit donc où les secours pensent que le feu va, pas où il est.
Vent
Filets animés à partir du vent à 10 m prévu par Open-Meteo, archivé heure par heure sur sept jours. Reculer dans la timeline montre donc le vent qu'il faisait à ce moment-là, ce qui explique souvent la direction qu'a prise un front.
Panache de fumée
Une estimation, pas une observation. Depuis chaque foyer notable, une bouffée est émise chaque heure et transportée dans le champ de vent réel, heure après heure : la trajectoire se courbe d'elle-même au lieu de suivre un cône droit. La largeur ne vient pas d'un angle décidé d'avance mais de l'incertitude mesurée — quand le vent prévu tourne beaucoup, le panache s'ouvre et pâlit.
Trois limites assumées. Le vent utilisé est celui de surface, corrigé pour approcher le vent de transport en altitude, sans le valoir. Le relief est ignoré : aucun massif ne bloque le panache. Et ce calque dit où et quand, jamais combien.
Qualité de l'air
Particules fines PM2,5 issues du modèle européen CAMS. PM2,5 et non PM10 : la fumée de feu de forêt est faite de particules fines, alors que PM10 mesure surtout poussières, pollens et particules routières.
C'est une prévision de modèle, pas une mesure. Les mesures de référence sont celles de Geodair et des associations régionales agréées, bien plus rares et non couvrantes : le modèle calcule partout, les stations mesurent quelque part. Rien n'est affiché tant que l'air reste correct, si bien qu'une carte sans couleur est une bonne nouvelle et non une panne.
Pour toute consigne sanitaire, référez-vous à votre association ATMO régionale et à la préfecture. Cette carte observe, elle ne prescrit pas.
Ce que GISFire ne fait pas
GISFire n'est pas un outil d'alerte opérationnelle. La latence de 3 heures et le rythme de passage des satellites l'interdisent : les satellites polaires ne survolent un même point que 2 à 4 fois par jour. Un feu peut donc démarrer, se propager, voire être éteint entre deux passages sans jamais apparaître sur la carte.
Un pixel chaud n'est pas non plus toujours un incendie. Les torchères industrielles, les brûlages agricoles et les réverbérations déclenchent des détections légitimes du point de vue du capteur, mais sans rapport avec un feu de végétation. Le regroupement en événements filtre une partie de ces cas, pas la totalité.
En cas d'urgence, référez-vous aux autorités compétentes et aux consignes officielles, jamais à cette carte. Les questions fréquentes sont regroupées sur la page FAQ.
Feux par département
Une page par département exposé, avec les foyers détectés sur les sept derniers jours, les communes concernées et les surfaces parcourues.
GirondeLandesLot-et-GaronneDordognePyrénées-AtlantiquesCharente-MaritimeVarBouches-du-RhôneAlpes-MaritimesHéraultGardAudePyrénées-OrientalesVaucluseArdècheDrômeLozèreAveyronAlpes-de-Haute-ProvenceHautes-AlpesCorse-du-SudHaute-CorseSeine-et-Marne
Soutenir le projet
GISFire est gratuit, sans publicité et sans compte à créer. Il n'a donc aucun revenu : le serveur, la base de données et la diffusion des tuiles sont réglés à nos frais personnels, soit environ 200 € par mois, et davantage les jours de gros incendies où l'audience est multipliée par dix.
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